Comment ne pas rater sa vie

À la belle époque, un écrivain appelé George était fort connu pour ses histoires magistrales. Il les publiait par chapitre dans un journal hebdomadaire. Il connaissait un beau succès. Malgré cela, sa vie n’était pas paisible. On lui mettait beaucoup de pression. Il devait toujours travailler sur une autre phrase, un autre paragraphe, un nouveau chapitre, sinon les lecteurs commenceraient à se désintéresser et ses patrons le congédieraient. Il était payé 1 cent par 5 mots (en majorité, un chapitre étant composé de 300 mots, il recevait donc 6$, pour une dure semaine de labeur intellectuelle). Il louait une petite pièce (aussi grande qu’une demi-classe), car c’est tout ce qu’il pouvait se payer. Malgré tout, il ne se plaignait pas. Jusqu’à ce qu’un jour…

Jusqu’à ce qu’un jour, un nouveau poète publie son tout premier texte. Son histoire était palpitante. Dans la rue, tout le monde ne parlait que de ce nouvel auteur. S’il ne faisait rien, George allait tout perdre.

Devrait-il démissionner? Car cela ne servait à rien que ses textes soient là si personne ne les lit. Il était profondément blessé dans son orgueil. Il ne se découragea pas. Il écrivait des histoires encore plus fantastiques que les autres! C’était son combat. « Bientôt, on ne parlera que de moi, et on oubliera le nouveau! »  C’était la fin de la semaine et il avait son chapitre fin prêt à être publié. Il arriva au bureau de son patron pour lui remettre la feuille qui contenait son chapitre. Il la lui donna avec joie.

Malheureusement, son patron n’était pas si content en survoltant le texte. Il dit: « Écoutez George.  La qualité de vos textes baisse chaque jour. Concentrez-vous un peu! Le poète Jean est mille fois plus doué.  Lui, je peux le féliciter au moins. »

« Donc, il s’appelle Jean… », pensa George tristement.

Quelle sera la décision du pauvre écrivain? Est-ce qu’il continuera à inventer des histoires ou il arrêtera?  C’est ce que vous découvrirez dans le prochain tome.

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